Instinct maternel
Par un concours de circonstances dont je tairai les détails, je me suis retrouvée au concert de BB Brunes. Une distraction qui n’est plus de mon âge, quand on voyait les charmantes têtes blondes qui peuplaient l’AB Club ce soir-là, gentiment occupées à siroter leurs sodas sans vrai sucre (si tous les concerts étaient comme ça, les sponsors brassicoles feraient faillite), mais à laquelle je me suis rendue sans trop d’animosité. Parce que, allez, j’aime encore bien BB Brunes. Que celui qui n’a jamais fredonné inconsciemment leur Gang me traite de midinette.
Et même si ça n’accrochait pas l’oreille aussi efficacement, il y aurait toujours une autre motivation, la curiosité sociologique. Dans le genre étude de cas passionnante, voilà une soirée qui en impose… Principal acteur de ce spectacle : le public et son enthousiasme délirant. Il me semblait avoir été confrontée à suffisamment de situations d’hystérie pour ne plus sourciller devant ce genre de manifestation, et j’en suis néanmoins restée coite. Comprenez bien que j’imagine parfaitement les cris perçants qui vrillent tout naturellement l’atmosphère en d’autres lieux semblables et pourtant radicalement différents (Justin Timberlake à Forest National, pour prendre un exemple bateau)… Mais au club de l’AB ? Ceux censés beugler le plus fort sont les expats british bien imbibés, pas les frêles représentants de nos grands collèges. Lire la suite »

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Récemment Peter Von Poehl était en concert sur une place bruxelloise. J’avais prévu d’y emmener des amis qui, pour sûr, allaient adorer la mélancolie du Suédois blond. Quelle ne fut pas ma surprise, donc, quand ils m’abandonnèrent, avec pour seule explication ce jugement lapidaire, mais intraitable : C’est nul, on se casse.