Des nouvelles du Mont Zoomer
C’est quoi un groupe préféré? Que regroupe cette notion bien floue. D’une manière générale, je suis toujours embêté quand on me demande ce que j’écoute. La réponse est trop longue et pas préparable. Parfois, j’envie ceux qui ont une réponse univoque en magasin. En général, j’élude, sans tomber sur le « un peu de tout » qui dénote souvent chez celui (ou celle hein) qui le profère un désintérêt pour la chose écoutée. Ce qui n’est pas grave en soi, mais si vous lisez ce blog, par hasard (ou pas rasé) ou souvent, c’est que vous voulez votre content de découverte. Il est probable que vous connaissiez ce groupe dont je n’ai pas encore mentionné le nom, perdu que j’étais dans une intro trop longue.

Wolf Parade, voilà ceux dont il est question aujourd’hui. Un seul album (Apologies To The Queen Mary) a suffi à l’envoyer dans la liste des groupes que je cite quand on me pose l’embarrassante question dont on parlait. C’est qu’il se dégage de cette plaque une tension rare, une originalité, une personnalité. On la retrouve presque intacte ici. Presque car le tout semble un peu plus policé. Spécialement si on le compare au dernier album de Sunset Rubdown (un des autres groupes de Spencer Krug). Mais après quelques écoutes, il faut se rendre à l’évidence, c’est un grand, un très grand album. Qui ne ressemble à presque rien d’autre, tout au plus pourra-t-on les ranger à l’occasion d’un morceau du côté de leurs compatriotes d’Islands, voire de Spoon. La grande force de ces morceaux c’est de ne jamais vraiment céder à la démesure, de rester compacts et ramassés, d’être remplis d’une énergie rentrée mais affleurant sous chaque note.
Ce groupe s’est formé dans la précipitation, sur l’invitation d’Arcade Fire qui cherchait une première partie pour la tournée qui a suivi leur premier Ep. C’est d’ailleurs dans le fameux studio Petite Eglise de la bande au couple Chassagne-Butler que cet album a été enregistré en partie. On a le sens des relations au Québec. Et du talent aussi. Mais il est plus que temps de vous donner du son. Ca s’appelle Language City et c’est donc tiré de l’album At Mount Zoomer (Sub Pop) sorti cette semaine.

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