links for 2007-06-29
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Bon quand est-ce qu’ils en feront un Last.fm ?
Je vous explique en vitesse. Je suis ici en ce moment dans le backstage du festival de werchter. Chanceux que je suis,je viens de terminer une interview de Queens Of The Stone Age. Mais mieux encore,j ai croise mon idole. Comme je suis privilegie, j ai un acces frontstage ce qui veut dire que je peux regarder les concerts de tout pres. Tout devant. Alors que je regardais Bloc Party, je suis saisi par une violente envie de faire pipi. Je quitte donc ce fameux frontstage, passe sous la scene du festival. Me retrouve juste derriere; Et la je me retrouve nez a nez avec Eddie Vedder le leader de Pearl Jam. Alors oui Pearl Jam a vieilli, ouije sais. Mais Pearl Jam et Eddie Monsieur, c4est mes 17 ans, c est tout ce que j ai perdu. Ahhh, jai eu la chance d en rencontrer beaucoup des artistes qui comptent pour moi. Mais la, comme ca par surprise ca m a fait drole. Les autres, c est programme, j a le temps de mepreparer… Eddie la devant moi. Tout seul. Je le regarde, lui souris. Et la, il me tend la main. Je n ai rien trouve d autre a dire que Hello Mister you moved my soul so many times.On s est serre la pince et devinez quoi?J ai eu dix sept ans a nouveau: Et vous ca vous est arrive comme ca presque par hasard tomber nez a nez avec une de vos idoles???? Oh IIIIII Oh I Feel alive… Et aujourd hui apres ce postde fan adolescent primaire je signe : Le fan debile.
J’actualise ce papier. Voilà que les vidéos fleurissent sur les sites de partage. Voici un extrait du concert de Pearl Jam à Werchter. Eddie se fend d’une bavette sur la maison blanche (il est temps de rentrer chez nous. Il y a du ménage à faire. C’est bien la seule chose que nous ne voudrions pas recycler). Avant de dire qu’il y a deux grands points communs pour tous les moemes que l’on envoie au front… Etre pauvre et venir d’une petite ville… Avant de balancer le très beau Elderly Woman Behind The Counter Of A Small Town

Alors voilà c’est l’été (quoique), et quoi de mieux qu’un bon petit groupe de reggae. Enfin, comme on est quand même sur Radio Libre, on peut se permettre de ne pas faire les choses normalement: ce sera un groupe de reggae-rock, et qui chante dans la langue de Rammstein!!! Lire la suite »
Si vous faites un saut aux USA pour vos vacances pensez à faire un saut au cinéma.
Vous pourriez y prendre plaisir d’une manière assez neuve.
Ca se passe du 29 juin au 14 juillet à White Plains, dans l’état de New York
City Center 15: Cinema De Lux
19 Mamaroneck Avenue
White Plains, NY 10601
Ben voilà, c’est bêtement fini. Je dis bêtement fini parce que c’est un sentiment étrange de mission partiellement accomplie qui me tient pour le moment. Dans quelques jours je retourne en Belgique. Tant mieux pour les festivals. Tant pis pour les festivals ici. Ma mission ici devait durer trois mois, elle en aura compté finalement huit. La musique est un hobby pour moi, un passe-temps certes prenant, mais qui doit s’insérer dans une activité professionnelle.
le premier épisode aura fait naitre quelques espoirs. Je ne serai visiblement pas venu à bout de ma liste de courses. Peut-être plus tard, qui sait. Mais il faut bien dire ce qui est, j’en ai bien profité. Musicalement s’entend. En dehors du festival dont il est question dans l’épisode 7, j’aurai vu 52 groupes lors de 23 concerts. Avec le recul, je constate ce que ce chiffre a d’effrayant.
N’ayant pas encore beaucoup bourlingué, je manque de points de comparaison au point de vue des villes de référence. Mais je dois dire que Seattle n’est pas loin d’être la Mecque de l’indie-rock. Pour plusieurs raisons. Historiques d’abord, puisque c’est de là qu’ont essaimé des artistes comme The Sonics, Pearl Jam, Jimi Hendrix et autres Nirvana. Structurelles ensuite puisque monter un groupe est une démarche ordinaire ici. Et les réussites (Modest Mouse par exemple) sont indiscutées. Les radios et les disquaires mettent en exergue les groupes locaux. Alors qu’il est de bon ton en Belgique de descendre en flamme tout qui ose prendre une guitare en main. Culturelles enfin parce que les
Pour bien montrer que la boucle est bouclée, je vous propose un extrait du premier disque que j’ai acheté ici. Le début d’une longue série, ma carte bancaire peut en témoigner. Comme souvent dans cette rubrique, le groupe est de Portland. Sorti en 2006 aux Etats-Unis et cette année en Europe, l’album The Crane Wife des Decemberists est un pur moment de grâce. Le songwriting plutôt littéraire et narratif de Colin Melloy trouve ici un format plus pop transportable. L’histoire racontée est celle d’un conte japonais. Je vous recommande le tout chaudement si ceci vous a plu.
Thank You
Voilà que depuis 3 semaines je suis victime d’obsessions. Tout a commencé avec la découverte du Hang. Le Hang est une percussion suisse inventée en 2000 par PANArt.
L’idée qu’en Helvétie des zouaves créent des instruments qui sonnent tant me taraude. C’est céleste à souhait, ça donne envie d’aimer son voisin, voir son prochain. C’est une tuerie comme disent ceux qui n’ont pas connu le mur de Berlin.
Mais voilà que ce questionnement, dont je n’avais nulle idée de comment le transmettre, trouve un écho dans les pays ou l’on écrit kanji. Un site permet de programmer une boîte à rythmes extrêmement simplement pour un rendu fabuleux. Visualisation en 3D des patterns, sonorités mélodiques, un bonheur de bricoleur. Il existe différentes versions ce qui permet d’être curieux sans embarras.
Moi je me suis amusé à programmer un beat sur base de mon prénom, c’est couillon mais ça m’a plu.
Le code : 51236-8340-19366-39573-27302-8
Dans sa liste des sorties de la semaine, Jérôme vous a déjà donné à voir le clip de « Burn my shadow », le nouveau single d’Unkle, prélude à l’album « War Stories ». Trois ans après un « Never, Never Land », qui fut loin d’être une réussite, le duo Lavelle – File remet donc ça en compagnie de plusieurs invités (Ian Astbury, Josh Homme, 3D de Massive Attack ou encore Gavin Clark de Clayhill) pour un album à la tonalité plus rock, clairement inspiré à certains moments par les Desert Sessions de l’Homme. Comme d’habitude avec Unkle, les morceaux réussis et ceux franchement dispensables se cotoient et se répondent les uns aux autres pour, au final, donner une bande sonore pas trop désagréable. Le genre de plaque que l’on peut écouter le dimanche soir, bloqué entre Jabekke et Gand sur l’autoroute qui revient de la mer, ou chez soi lors d’une soirée lecture. Résultat mitigé donc. Ce qui ne nous a pas empêché de nous pencher sur la discothèque de Mr. Mo’ Wax.
Caleb et Nephi viennent de San Francisco. Seventeen Evergreen joue une musique qui rassemble Air, Pavement et pourquoi pas Leonard Cohen. Havent’ Been Yourself est un pilier de doux psychédélisme. Et en plus, il est illustré par un des plus beaux clips de l’année. Délectez-vous!
Parfois, quand un Français ou un Anglais veut faire plaisir à un Belge, il parle de Jacques Brel. Si le chanteur a été élu ‘plus grand belge du monde entier de tous les temps’ par une émission de la télé francophone, on en a un peu tellement mangé du Brel qu’on en est un peu plus lassé que la moyenne. Mais bon, c’est du patrimoine comme on dit.
Il faut bien l’avouer, cette rubrique est un prétexte pour parler d’artistes qui n’ont pas spécialement d’actualité. Tous les 5 ans, il est de bon ton de découvrir une « nouvelle chanson française ». On a déjà fait le coup avec Laurent Voulzy et Alain Souchon, plus tard avec Etienne Daho, plus tard avec Miossec et Dominique A. De nos jours, ce sont les trentenaires Bénabar, Delerm et autres Sanseverino qui ont ce privilège. Si j’apprécie certains de ces artistes, ma préférence va nettement à ceux qui fonctionnent en marge de ces lourdes étiquettes qui pourtant font vendre. Florent Marchet a sorti il y a bientôt trois ans un Gargilesse plein de promesses. Il a sorti cette année un des albums les plus essentiels dans la langue de Sardou; Roi Baril est une pépite qui tient plus du songwriting anglophone que de l’empesée tradition hexagonale. Tout en arrangements subtils, un peu sombre et ironique mais dénué de tout parisianisme, mode ou facilité, il reste à hauteur d’homme, simple et touchant.
Donc, c’est de l’entrechoquement de ces deux mondes qu’il est question. D’une chanson triste mais qui tient mieux l’usure du temps que certaines des interprétations de son auteur. Il n’y a pas de pathos mais une description juste de sentiments pas drôles.
Jeremy Warmsley est un phénomène. Passionné par les expérimentations électroniques et le piano, il sait aussi gratter la six cordes et convoquer les cieux. Ce garçon a du talent mais plus important encore, il sait se laisser aller.
Ici, on est loin des formats et de la retenue que s’imposent les artistes. Warmsley est léger, libre et ça fait du bien. Son album « The Art Of Fiction » convoque aussi bien la pop orchestrée que la folie minimaliste. Un joli coup d’essai.
Pour Radiolibre, Jeremy a tout fait tout seul. Il a dit bonjour, s’est présenté… et a même repris Piaf. Après Buckley, il fallait oser.
Tant pour le cinéma que le clip vidéo, Michel Gondry a réalisé quelques-uns des plus beaux bijoux (-fantaisie ?) de ces quinze dernières années. Si l’on se limite à notre sujet de prédilection, la musique, les plus grandes stars ont travaillé avec lui: Björk, Rolling Stones, IAM, White Stripes, Chemical Brothers, Etienne Daho, Kylie Minogue, Daft Punk, Beck, Radiohead, et la liste est encore longue. A tel point que l’on se demande même si sa fertilité audiovisuelle a des limites.
Nous avons tous en mémoire les séquences oniriques, angoissantes, organiques ou délirantes signées Michel Gondry : Human Behaviour, Army of me, Bachelorette ou Fell In Love With A Girl.
Pourtant, Michel Gondry ne fait pas l’unanimité. Nombreux sont ceux qui ne sont pas touchés par ses réalisations. Auprès du public, comme dans la presse, beaucoup les trouvent inconsistantes, froides, voire juste tape-à-l’oeil. Ce que le New York Times a un jour résumé en disant de son oeuvre : « It’s something you admire more than love ».
Alors, Michel Gondry : roi du gadget ou poète romantique ? Réalisateur de génie ou imposteur naïf ?
A vous la parole, le débat est lancé !
Et pour commencer en images, voici deux clips que l’on a (peut-être) moins l’habitude de voir sur nos écrans : Mad World de Gary Jules, puis Walkie Talkie Man de Steriogram.