Peut-on faire du folk dans la langue de Mc Solaar? si la réponse n’est pas automatique, force est de constater que quelques-un s’en sortent avec les honneurs. Corde Sensible par exemple. Deux EP’s auront suffi à me convaincre. Plutôt que remplir un album uniforme, le format court sied très bien à son évolution. Le premier montrait un attrait très marqué de Mathias Fédoux pour uen certaine pop anglo-saxonne raffinée, dans la foule des Beatles acoustiques, avec un spleen assez communicatif et paradoxalement réjouissant. Le second, sorti cette année, enfonce le clou d’un psychédélisme fondamental, celui qui a prévalu dans les environs immédiats du Summer Of Love de 1967. Alors, surannée la musique de Corde Sensible? Non, parce que les influences sont pasées par plusieurs filtres. Ceux d’autres revivalistes (Oasis par exemple) mais aussi de groupes plus proches de nous. Il en faut du cran pour proposer une musique d’apparence fragile mais fondamentalement ambitieuse, car elle ne peut être que jugée à l’aune de tout grands (Nick Drake, etc…).

Le morceau de la semaine par exemple, navigue dans les mêmes eaux que le premier album de Spain. Cette guitare libre, dénuée de toute esbrouffe, fait mouche. Pour une fois que la chanson française contemporaine ne fait pas dans la bossa tiéde, je me réjouis. D’autant que les paroles évitent les écueils de l’introspection pleurnicharde et de l’abstraction poétisante. Une bonne chanson valant (beaucoup) mieux que mes vaines explications, voici La Corde Au Cou.
Corde Sensible - La Corde Au Cou:
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Pour en écouter plus:
http://www.myspace.com/cordesensible