Parmi les choses qui me gonflent, il y a la nouvelle chanson française qui fait de la musette. Mais bon, quand un pote bien intentionné me fait passer ceci (merci Seb), un morceau d’Oldelaf et le clip sympa qui va avec, on oublie d’être ronchon et on profite du crescendo. A consommer avec le modération qui vous convient, c’est vous qui voyez…
Chers amis des cages et du mercredi de plus en plus tard, bonjour. Cette semaine, on va faire un tour en France, où les groupes folk-pop fleurissent de ces temps-ci, de Hey Hey My My à la hype de Soko. Le duo mixte est une formule qui a fait ses preuves et ce ne sont pas les succès récents de The Do ou le retour de Goldfrapp ou The Kills qui vont me contredire.
Ils ont été révélés par le concours Cqfd des Inrockuptibles, le journal qui se cherche une identité et qui accessoirement promeut des trucs vraiment pas fréquentables (Yelle, Mika…) mais compense en nous faisant découvrir Florent Marchet, Joseph d’Anvers ou ce Cocoon. Que trouve-t-on sur cet album brillamment nommé My Friends All Die In A Plane Crash? Plein de petits morceaux attachants, sensibles et délicats. Je mentirais en prétendant que le tout s’écoute avec un menton pendu par la stupéfaction, mais dans le genre assez facile d’accès ils tiennent la distance de l’album et nous gratifient même comme sur ce Tell Me d’un moment en apesanteur.
Mark Daumail, l’initiateur du projet, a la chance de pouvoir compter sur deux talents. Le premier est celui de la chanteuse Morgane Imbeaud, qu’on a déjà pu entendre sur le projet Charles et Léo de Jean-Louis Murat, où l’Auvergnat met les incroyables mots de Baudelaire sur des maquettes de Léo Ferré. Le second est aussi lié au bougon des volcans puisqu’il s’agit de son comparse Denis Clavaizolle qui produit. Cette joyeuse équipe nous a en tous cas valu le petit album pas prétentieux qui va nous aider à sortir de l’hiver. En tous cas, la tenue mélodique est impeccable d’un bout à l’autre. Il n’y a pas que les Canadiens dans la vie…
Chers dimanchistes*,
dimanche prochain, 2 mars, j’organise une petite fête autour de mon livre « Fire! » parru chez Bries en décembre 2007.
Il s’agît d’une petite bande dessinée ayant vu le jour suite à un incendie dans mon atelier. Pour fêter la venue proche du printemps et la sève qui monte dans les arbres, certains de mes amis musiciens offrirons pour l’occasion un petit set accoustique.
J’y serais à partir de 14 heures.
Concerts de Soy un caballo, Cedric Castus (Raymondo), Le Yéti (ex-Melon Galia).
Du sucre pour vos papilles auditives!
La semaine au bureau risque maintenant de vous parraître bien longue…
Courage…
Benjamin
*Le dimanchiste est celui qui aime me retrouver le dimanche.
Tout comme le lundiste est un fidèle lecteur de mes chroniques le lundi 12 heures 39 sur cette même radio libre.
Chers lundistes,
il a souvent été question sur ce blog des libres interprétations de « Harder, Better, Faster, Stronger » de Daft Punk par des génies de la danse (très) contemporaine. Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem Christo ont acquérit une réputation mondiale sans montrer leurs visages, ce qu’il est bon de souligner dans cette rubrique consacrée à l’image.
Parmi la longue liste de défauts que je dois confesser, il y a cette habitude de vouloir refiler mes coups de coeur à mon entourage un peu au chausse-pied. Donc, ce qui constitue une des raisons pour lesquelles je ne suis pas fréquentable pour le moment est l’exhumation d’un vieux EP de The National, Cherry Tre (paru Brassland en 2004). Par vieux, je veux dire antérieur à Alligator, ma porte d’accès au groupe comme pour beaucoup. La plage titulaire vaut à elle seule le déplacement. Tout commence comme une balade habituelle chez eux, avec cette proximité de la voix de Matt Berninger, un arpège discret. Et puis, vers le milieu, le tout évolue vers un maelström musical qui constitue souvent un climax en concert. On peut se demander pourquoi ils n’ont jamais retenté ce qui nous rappelle les deux premiers albums des Tindersticks.
We’re just two lost souls swimming in a fish bowl
Year after year,
Running over the same old ground.
What have you found?
The same old fears.
Ces paroles un peu éculées tirées d’une vieille scie de Pink floyd me sont venues en tête quand j’ai vu le clip de Feuerland de Justus Köhncke. L’allemand, qui dans une vie antérieure a participé au collectif Whirlpool Pruductions (From Disco To disco, souvenirs, souvenirs…) vient de sortir un nouvel album Safe And Sound chez Kompakt. Ce qui m’a le plus tapé dans l’oreille sur cette bonne plaque est cette reprise d’un vieux titre de Michael Rother (ancien de Kraftwerk et Neu!, si ce n’est pas de la référence en béton armé tout ça) daté de 1977. Tout est réussi sur ce morceau, la noirceur, l’hypnose, la variation subtile.
Rappelez vous, c’était au début de ce blog. Jérôme nous avait dégoté You! Me! Dancing! un morceau venu de nulle part et qui nous a fait pas mal gigoter depuis. Le total manque de prétention de Los Campesinos! (je ne me laisse pas emporter par mon enthousiasme, il y a un point d’exclamation dans le nom) vient de trouver le prolongement de l’EP Sticking Fingers Into Sockets dans le premier album Hold On Now, Youngster. Et ça vaut quoi? Disons qu’avant le point d’orgue déjà mentionné, on a droit à une impeccable mais assez éreintante suite de petites pièces nerveuses, sautillantes et pop (on songe parfois aux doux-dingues Aussies de Architecture In Helsinki). Puis ils basculent sur la toute fin de l’album vers quelque chose de plus intense, moins brouillon qui donne envie d’entendre la suite. C’est de cette dernière phase qu’est tiré ce Sweet Dreams, Sweet Cheeks.
C’est un usage établi, presque pavlovien, le mercredi c’est dépression. Mais pour pouvoir assumer son spleen musical sans tomber dans de l’émo de bas étage, rien de tel que de réviser ses classiques de la mélancolie à découper (avec précaution) à la tronçonneuse.
Parmi les tics rigolos, il y a les noms de groupes évoquant un lieu qui n’a rien à voir avec l’origine dudit groupe. Les Américains de Spain sont dans ce cas-là. Mais c’est à peu près le seul trait d’humour de ce groupe formé par Josh Haden (le fils de Charlie Haden, le bassiste d’Ornette Coleman) au milieu des années ‘90. Dès le premier The Blue Moods Of Spain en 1995, on a compris qu’on pénétrait un univers singulier, marqué par un tempo tellement lent qu’il en paraissait arrêté. Mais l’essentiel était aussi ailleurs. Dans un léger chaloupement, au détour d’un classieux moment de guitare, à l’écoute de la caresse de la voix. Car dans ces années cocooning, la fausse froideur de Spain faisait merveille. Après ce coup d’essai réussi, il y eut deux autre albums, She Haunts My Dreams et I Believe, tous égaux en qualité puisqu’ils n’ont pas jugé bon de changer un style qui leur allait si bien. Wim Wenders, dont les goûts musicaux viennent souvent rehausser la filmographie, a choisi Everytime I Try tiré du second album pour illustrer The End Of Violence. La version proposée ici est celle de l’album, un peu plus sobre. Celle de la BO est un peu supérieure et est suivie d’un excellent Tom Waits (A Little Drop Of Poison).
Quand on a passé une bonne soirée entre amis, le moment où on les raccompagne (ou celui où on est raccompagné) sur le pas de la porte est précieux. C’est là qu’on profite du dernier bon moment, en espérant sincèrement remettre ça. Le dernier morceau du premier album est Spiritual est un peu comme ça, comme une promesse de retour malgré le ton des paroles (Jesus, I don’t want to die alone).
Dans une semaine sort sur les écrans de notre petit pays, un grand film : There will be blood. Grand de par son sujet : retracer les débuts de l’exploitation pétrolière au pays de l’Oncle Sam à travers l’histoire d’un homme ambitieux. Grand de par son acteur qui incarne ce pétrolier déterminé : Daniel Day-Lewis, impérial et charismatique dont le regard et les gestes renferment toute la complexité d’un personnage partagé entre ses remords et son appât du gain. Et enfin grand de par de sa mise en scène que l’on doit à Paul Thomas Anderson (Boogie Nights, Magnolia, Punch Drunk Love) qui assoit ainsi encore un peu plus son statut de véritable surdoué de sa génération (il est adulé par les plus grands dont Spielberg qui le considère comme l’avenir du cinéma américain…).
Aujourd’hui, pas de présentation d’artiste, nous allons parler droit. Je vois déjà les mines renfrognées de ceux du fond près du radiateur, mais je vais essayer de rendre tout ça le moins rébarbatif possible. Et promis, si vous êtes sages et que vous lisez bien mon article jusqu’au bout, je vous offrirai un petit morceau de musique. Lire la suite »
Le 16 février 2005 entrait en vigueur le protocole de Kyoto sur le changement climatique, signé par 140 pays et imposant d’ici 2012 une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Comme on n’a pas encore abusé de The Cure sur ce blog, séance de rattrapage avec Kyoto Song de l’album The Head On The Door de 1985, enregistrée en live à Wembley en 1987.
Il aura fallu 5 ans aux 6 garçons de Girls in Hawaii pour donner une suite discographique à « From here to there ».
« Plan your escape » sera présenté au public néérlandophone du royaume ce soir au Trix à Anvers.
J’y serais.